vendredi

2/9/22

KYO

19:45

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KYO reprend du service avec un 6e album à l'amplitude dévorante, instantané de notre époque, directement branché aux racines rock du groupe qui vient de fêter ses 20 ans. En 2022, le groupe revient sur scène pour vous présenter un show ambitieux et proposera leurs plus grands titres et de nouveaux issus nouvel album « La Part des Lions »

La pop en gage de liberté, les guitares pour héritage et la spontanéité comme irrépressible envie !
C’est sous ces signes que l’on pourrait placer le retour de KYO, qui reprend du service avec un sixième album studio à l’amplitude dévorante, instantané de notre époque, directement branché aux racines rock du groupe.
Un nouveau chapitre qu’ils ont élaboré avec la soif de jouer, de se retrouver, de renaitre. A moins que ce ne soit un retour aux sources ?
Avance rapide. Et directe.
Revenu de beaucoup, mais heureusement pas encore de tout, c’est au cours de leur dernière tournée, que le quatuor français s’est attelé à ce nouvel opus.
Brute et profondément organique, l’énergie puisée alors sur scène a naturellement fait son oeuvre sur l’album, dont on distingue clairement les intentions. A la fois rugueuse et mélodique, l’atmosphère ambiante traduit une volonté assumée et affirmée de se recentrer sur la notion même de « groupe », et ce, à tous les niveaux.
Dans la composition d’abord, faite en grande partie à la guitare acoustique au profit de logiciels, dans la production ensuite, plus organique que technique, et enfin dans l’expression, spontanée et résolument libérée.
C’est cette direction plus frontale, teintée de leurs amours originelles, que les membres fondateurs Ben, Florian et Nicolas ont choisi d’emprunter. Un désir concrétisé avec Jocelyn, compagnon de longue date, dont l’arrivée à la batterie a rebattu les cartes.
Il en résulte une photographie où les tableaux se succèdent, infusés des spectres de Nirvana, Weezer ou Silverchair, tour à tour percutants, délicats, ou poignants. Un film sonore dans lequel défilent les histoires nées sous la plume de Ben, qu’il trempe de plus belle dans les ombres et les lumières de notre époque.
Ce nouveau projet sera également accompagné d’une mini-série réalisée par le talentueux Akim Laouar (Lefa, SCH, Cascadeur, …), découpée en 4 chapitres chacun illustrant un titre de ce nouvel album.
C’est tout d’abord avec « Margaux, Omar, Marlow », que l’on entame le voyage. Les trois personnages centraux de cet opus, dont les passions, les différences et les liens ouvrent le bal. A la façon du chassé-croisé ciné culte des 90’s « Une fille, deux garçons, trois possibilités », ou encore d’un « Jules et Jim » des temps modernes, cette amitié à trois têtes puise sa force en elle-même avant de se jeter dans la nuit, pour y contempler son « noir indigo ».
En quelques notes, la suite des réjouissances s’annonce en beauté avec « Mon époque » : single déconfiné à l’intro irrésistiblement nirvanesque. Tout en puissance, il résume l’urgence de la situation et libère crescendo le besoin d’exprimer son mal-être, unique antidote pour en briser le sort. « S’aimer, c’est du sport ».
C’est un aller/retour vers le futur que nous offre, quant à lui, « Quand je serai jeune ». Premier duo entre Ben et Florian, ce titre voyage au gré de ces deux voix, au son des histoires que l’on rêverait de réécrire. Une seconde chance aux pouvoirs magiques qui réparerait le passé dans tout ce qu’il a de plus fort et d’irréversible.
On y apprend aussi à se relever, au détour de « Stand up ». Pour l’occasion, Ben change de point de vue et cadre au féminin. Il ouvre le champ des possibles sur ces destins de vie, ces destins de filles a priori déjà écrits, que l’on voudrait voir et faire voler en éclats.
C’est ainsi que l’on pousse les portes de cette nouvelle histoire signée Kyo, jalonnée d’incantations fiévreuses (« Enfant de la patrie »), d’esquisses surréalistes (« Après minuit »), et même d’un conte de promiscuité moderne, passé aux rayons-X (« Mon immeuble »).
20 ans après leurs débuts, c’est ainsi que KYO s’écoute, s’apprécie et s’inscrit aujourd’hui. Sans nostalgie, mais avec l’envie toujours chevillée au corps. Fort de son expérience, conscient de son histoire, curieux de son futur. Et plus que jamais maintenant, dans le présent.